Le marché automobile s’est bien porté en 2021

L’automobile, premier secteur exportateur du Maroc, a tenu bon en 2021 pour gagner encore plus en compétitivité et en notoriété à l’échelle de toute la région. Chiffres à l’appui.

Avec le groupe Renault Maroc qui ambitionne de produire pas
moins de 440.000 véhicules en 2021 tout en capitalisant sur ses sites marocains
pour redresser ses ventes à l’international et PSA Maroc qui mise sur
l’augmentation de sa cadence de production pour atteindre une montée du
sourcing à partir du Maroc avec un objectif de 1 milliard d’euros en 2021, on
conclut que tous les indices prouvent que 2021 était une bonne année pour le
secteur.

Après une année difficile 2020 marquée par l’impact de la
pandémie du Covid-19, 2021 a démarré sous de bons auspices pour ce secteur qui
a vendu tous importateurs confondus 13.335 unités en janvier 2021, soit une
hausse de 6,65% comparativement à la même période un an auparavant.

Ce rebond s’est poursuivi jusqu’à fin mars, où les
exportations du secteur se sont établis à plus de 22,6 milliards de dirhams
(MMDH) contre 16,27 MMDH au T3-2020, ce qui représente une croissance de
presque 40%. Une performance qui confirme indubitablement la robustesse de
l’industrie marocaine de l’automobile et sa capacité de rebondir.

Au titre du premier semestre 2021, le marché automobile neuf
marocain enregistre une hausse spectaculaire de 105% par rapport à 2020 et de
16,4% en comparaison avec 2019, favorisé plus que tout par un effet rattrapage
et boosté par le retour du crédit gratuit.

 

Le Maroc, bientôt hub « le plus compétitif » de l’industrie
automobile

 

A fin septembre, ce marché a connu une augmentation de ses
ventes, avec une croissance de 12,64% par rapport à la même période de 2019. Raison
pour laquelle le magazine spécialisé américain « Automotive
Industries » (AI) estime que le Maroc est en voie de devenir le hub
« le plus compétitif » de cette industrie afin de pouvoir, sans nul
doute, disposer de la capacité de produire un million de voitures à court
terme.

Pendant cette année, plusieurs entreprises de ce même secteur
ont développé leur production au Maroc. Notamment Clayens NP Morocco qui
a inauguré l’extension de son unité industrielle à Mohammedia, spécialisée dans
la production des pièces métalliques de précision destinées aux secteurs
automobile, électrique et électronique, soit un projet qui devra générer un
chiffre d’affaires supplémentaire de 120 millions de dirhams (MDH) et 100
emplois, portant la totalité de l’effectif à 550 emplois.

Il y a également Stellantis (ex-PSA) et le Centre technique
des industries des équipements pour véhicules (Cetiev) qui ont lancé un nouveau
site « Cetiev 2.0 », lequel réalise pour la première fois au Maroc
des essais physiques liés aux activités de développement et de validation
automobile, effectués auparavant à l’étranger (mécatroniques, acoustiques et
vibratoires, essais électriques-électroniques, ainsi que des analyses de
synthèse véhicules).

C’est donc incontestablement grâce à une stratégie
sectorielle effective et perfectionnée au fil du temps que l’on doit une telle
performance mais aussi grâce à l’excellence de la production nationale et aux
écosystèmes mis en place ayant fait du « Made in Morocco » une
référence internationale.

Rappelons à cet effet que les objectifs initiaux du plan
d’accélération industriel (PAI), soit la création de 90.000 emplois et la
production annuelle de 600.000 véhicules, ont été dépassés cette année et le
Royaume possède aujourd’hui tous les ingrédients nécessaires pour être dans le
top 10 mondial de l’industrie automobile, non seulement en nombre de véhicules
produits, mais aussi par le taux d’intégration local qui a atteint les 60%.